Vraies et fausses idées sur le tourisme responsable

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L’association ATR a interrogé plus de 7 000 voyageurs sur leur perception du tourisme durable. Si quelques clichés demeurent, la sensibilité du grand public pour le développement durable est…
Tour Hebdo : Vraies et fausses idées sur le tourisme responsable
2/3 des sondés par ATR jugent que le tourisme responsable est un critère que devraient intégrer tous les professionnels du voyage.

Le tourisme de masse n’est pas responsable : VRAI et FAUX

Seulement 50 % des sondés par ATR pensent que le tourisme responsable est en opposition avec le tourisme de masse et qu’il est nécessaire de voyager en petits groupes. Les voyageurs ont donc en partie compris que la taille des groupes n’est pas un critère. « Le tourisme responsable peut être du tourisme de masse, tout dépend comment il est pratiqué », note Julien Buot. Le tourisme dit de masse peut être responsable si tant est que les flux soient répartis dans l’espace avec, par exemple, une valorisation des arrière-pays, et dans le temps avec, pourquoi pas, de grandes amplitudes horaires de l’ouverture des sites permettant aux visiteurs de profiter des lumières du matin ou du soir.

Cela coûte plus cher de voyager responsable : FAUX

Pour un tiers des répondants au sondage d’ATR, voyager responsable coûte plus cher. Pourtant, faire un voyage durable, c’est loger chez l’habitant ou dans des chambres d’hôtes, acheter de la nourriture chez le producteur de la région ou encore circuler avec un bus local. Donc, a priori, rien de plus cher. De plus, les hébergements engagés dans une démarche durable ont inclus leurs investissements dans le temps et ne sont pas forcément positionnés sur le haut de gamme.

Les voyageurs ne sont pas prêts à faire des concessions : FAUX

25 % des personnes interrogées par ATR estiment encore que voyager responsable est plus contraignant qu’un voyage dit classique. Une tendance qui fait écho à l’étude de Booking.com sortie en avril dernier et réalisée auprès de plus de 10 000 voyageurs : seuls 5 % d’entre eux considéraient qu’il était facile de faire un voyage éco-friendly. Ils sont en revanche de plus en plus nombreux à vouloir tenter l’expérience, à condition toutefois que cela ne soit pas trop contraignant. 94 % se disent prêts à séjourner dans un hébergement équipé d’ampoules à économie d’énergie, 89 % avec des systèmes de chauffage ou de climatisation fonctionnant uniquement pendant leur présence ou encore 80 % avec des douches à pression d’eau plus faible.

Faire un voyage durable devient un critère de plus en plus déterminant : VRAI

Deux tiers des sondés par ATR jugent que le tourisme responsable est un critère que devraient intégrer tous les professionnels du voyage. Ils ont d’ailleurs bien compris leur intérêt puisque 90 % des voyageurs pensent qu’ils tirent un bénéfice personnel du tourisme responsable comme le fait de consommer local, de participer à la valorisation des emplois locaux et à la préservation de l’environnement. « Il y a une vraie sensibilité de la part du grand public. Toutes les études le montrent. En revanche, il y a un réel retard des professionnels dans la compréhension des attentes des clients », explique Julien Buot. « Il faut faire en sorte que tous les professionnels s’engagent dans cette voie, il faut un changement de culture », insiste-t-il.

source :http://www.tourhebdo.com/actualites/detail/100448/vraies-et-fausses-idees-sur-le-tourisme-responsable-.html

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